• Pourquoi ce blog ?   
  • Chapitre 1 :
    Tout ne va pas si mal, tout ne va pas si bien
      
  • Interlude
    Rêvons un peu
      
  • Chapitre 2 :
    Consommateurs et citoyens
      
  • Chapitre 3 :
    Au vote !
      
  • Chapitre 4 :
    L'entreprise citoyenne
      
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    Constitution du Fonds
      
  • Entracte
    Rêvons un peu (suite)
      
  • Chapitre 6 :
    L'information des citoyens
      
  • Chapitre 7 :
    Le Système dans les médias
      
  • Chapitre 8 :
    Derniers réglages
      
  • Chapitre 9 :
    Chronologie prospective
      
  • Conclusion
    Rêvons un peu (fin)


  • Annexes :
        - Annexe I
        - Annexe II
        - Annexe III
        - Annexe IV





  • Pourquoi ce blog

    Le Système C

    Au début, une proposition

    Courant août 2005, j’ai envoyé un e-mail à une éditrice d’une grande maison d’édition parisienne (avec qui j’étais en contact grâce au Politest), dans lequel je lui écrivais :

     

    Vous connaissez probablement le No Logo de Naomi Klein (la bible des altermondialistes !) qui dénonce le comportement des grandes multinationales. Mon Système C commence là où No Logo s'arrête.

     

    J'ai moi-même été cadre dans une de ces grandes entreprises. Je sais comment elles fonctionnent, je connais leurs dérives, tout comme les contraintes auxquelles elles sont soumises. Et je sais ce qui peut les inciter à modifier leur comportement.

     

    Les Etats ne sont plus assez puissants pour leur imposer des normes sociales ou environnementales véritablement contraignantes. Les grandes entreprises ne sont sensibles qu'à un seul type de pression (en dehors de celle de leurs actionnaires) : la pression qui vient de ceux qui les payent, c’est-à-dire de leurs clients. Pour plaire aux clients, elles sont capables par exemple de se lancer dans une démarche de "certification environnementale", démarche lourde et coûteuse (je l'ai vécue !) qui consiste pourtant, pour une large part, à se mettre en conformité avec les réglementations en vigueur...

     

    Seulement, malgré les prises de conscience croissantes des "consommateurs-citoyens", les décisions d'achat restent le plus souvent dictées par les attentes vis-à-vis des seuls produits (le prix, la qualité). La prise en compte du comportement des entreprises qui fabriquent ces produits reste marginale. Du coup, les consommateurs sont toujours plus choyés, tandis que les citoyens, eux, sont négligés. Evidemment, les choses seraient différentes si les revenus des entreprises dépendaient aussi de l'opinion que les citoyens se font de leur comportement. Là, les citoyens seraient traités avec autant d'égard que les consommateurs...

     

    Le Système C propose un mécanisme qui permettrait à cette "prise de pouvoir" citoyenne de devenir réalité. Ce système est composé d'une multitude de pièces qui toutes s'insèrent entre les intérêts et les contraintes des différents intervenants économiques - entreprises, consommateurs, Etats, citoyens - pour former un puzzle dont les espaces sont comblés au fil des pages, dessinant petit à petit un capitalisme d'un genre nouveau, une sorte de capitalisme "à visage humain", où la recherche du profit rejoint l'action citoyenne.

     

    Le Système C séduira les réformistes, car il modifie le système actuel en conservant ce qu'il a de meilleur (la liberté, le progrès). Mais il plaira aussi aux radicaux, tant les transformations qu'il porte sont profondes. Ainsi, Le Système C est tout à fait capable de devenir... la nouvelle bible des altermondialistes.

     

    Voilà. Je comprendrais que tout cela vous paraisse présomptueux. Sachez simplement que j'ai conçu le Politest dans l'espoir qu'il aiderait ce texte à être pris au sérieux.

     

    Je vous l'envoie, en espérant vous avoir donné envie de le lire.

     

    J’ai écrit Le Système C en 2004. Après avoir proposé, sans succès, le manuscrit à plusieurs éditeurs (Le Seuil : « vif, ingénieux et souvent stimulant, mais l’ensemble demeure disparate… »), je l’ai mis de côté et me suis consacré à la mise au point du Politest, un test de positionnement politique basé sur une grille d’analyse assez originale du paysage politique français. Le Politest a tout de suite connu un certain succès (article dans Le Monde, interviews sur France Info, Europe 1, France 2…), et a attiré près de 500.000 visiteurs dès les deux premiers mois. Je me suis alors dit que, en tant que concepteur du Politest, j’aurais peut-être plus de chance de faire éditer Le Système C

     

    Un mois après l’envoi du premier e-mail, j’ai reçu la réponse suivante :

     

    Bonjour,

     

    J'ai lu votre manuscrit et... je l'ai transmis au directeur éditorial de la maison.

    Renseignements pris, vous devriez avoir des nouvelles d'ici une semaine à dix jours.

     

    « Je l'ai transmis au directeur éditorial de la maison »… C’est plutôt bon, ça, non ? Eh bien, on attend, alors…

     

    Une réponse… énervante

    Une semaine plus tard, réponse du directeur éditorial (je cite mot pour mot) :

     

    Monsieur,

     

    Nous avons bien reçu votre manuscrit Le Système C et vous en remercions.

     

    Sans méconnaître ce que vos propositions pourraient apporter à la situation politique mondiale, force nous est de nous en tenir à une démarche commerciale d’éditeur. Pour qu’un texte comme le vôtre retienne l’intérêt des médias, donc soit remarqué par le public, il faut que la capacité d’expertise de l’auteur soit déjà reconnue. J’entends bien qu’il y a une dimension un peu injuste dans ce cercle vicieux mais nous ne pouvons, pour notre part, l’ignorer.

     

    J’ajoute que votre schéma nous a semblé très intellectuel et théorique et donc peu en phase avec le débat que vous espérez provoquer sur la citoyenneté des entreprises.

     

    Navré de ne pouvoir, en conséquence, vous accompagner dans cette aventure, je vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

     

    « Schéma très intellectuel et théorique » : oui, c’est le risque, avec des idées… (Néanmoins, le texte est facile à lire ! Si si !) Et quand même : « Sans méconnaître ce que vos propositions pourraient apporter à la situation politique mondiale » !!! (Ce monsieur pense-t-il vraiment ce qu’il écrit ?)

     

    Qu’est-ce qu’on fait, alors ?

    Je relance mon éditrice :

     

    Je viens de recevoir la réponse négative de Monsieur T. P. Je comprends les raisons du refus, qui tiennent moins, semble-t-il, à la qualité du manuscrit qu'à ma crédibilité en tant qu'auteur.

    J'aimerais, s'il vous plaît, que vous me disiez vous-même ce que vous en avez pensé : Ce texte a-t-il l'intérêt que je lui prête ? Dois-je poursuivre mes démarches pour lui trouver un éditeur ? Et quel genre d'éditeur ?...

     

    Réponse de l’éditrice :

     

    En tenant compte de l'argumentation avancée par T. P. (et donc des réflexions du comité de lecture), sans doute serait-il bon d'obtenir une préface d'un homme politique bien en vue, ou d’une personnalité de la mouvance altermondialiste, qui soit susceptible d'apporter un poids supplémentaire et une caution à vos propos, avant de l'envoyer à d'autres éditeurs...

     

    Le problème, c’est que j’avais eu l’idée avant qu’on me la souffle. Mais pour que ces gens-là s'intéressent à un tel texte (parce qu'ils n'ont pas que ça à faire !), il faut d'abord qu'ils soupçonnent que ça peut être intéressant. Mais comment attirer leur attention ?

     

    En mettant le texte sur un blog, par exemple.

     

    Voilà pourquoi vous trouverez sur ce site l’intégralité du manuscrit du Système C. Pour en faciliter la lecture, j’y ai ajouté un petit résumé chapitre par chapitre : vous pourrez ainsi vous faire une première idée avant, si vous le souhaitez, d’aller plus loin dans la découverte de ce système assez surprenant, qui apporte des réponses aussi bien aux problèmes de délocalisations que de développement, d’environnement… et même de qualité des programmes télé !

    Lire le chapitre 1


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