Les grands principes de
fonctionnement du Système sont maintenant établis : des entreprises
certifiées « citoyennes » en compétition pour s’attirer les suffrages
des citoyens ; un vote des citoyens regroupés en grands échantillons représentatifs
afin que chaque votant n’ait à se prononcer que sur un nombre limité
d’entreprises ; une taxe sur les produits des entreprises participantes,
payée par les consommateurs, pour alimenter un Fonds que ces entreprises vont
ensuite se partager en fonction des résultats du vote ; et des médias
rendus indépendants par une répartition, par les citoyens eux-mêmes, de
l’argent dépensé par ces entreprises « citoyennes » en achat
d’espaces publicitaires.
Il reste quelques
« détails » à régler.
Tout d’abord, pour que le Système
soit véritablement efficace, il faut faire en sorte que les perspectives de
gains des entreprises soient en rapport avec les efforts qu’elles fourniront
pour satisfaire les attentes des citoyens : que celles qui dépensent par
exemple 100 en actions citoyennes puissent espérer gagner 2 fois plus que si
elle ne dépensaient que 50, et 100 fois plus que si elle ne dépensaient que 1.
Il faut ensuite préciser à quelles
entreprises le Système serait ouvert : quelle taille minimum devraient
avoir les candidates, à quelles conditions les entreprises étrangères pourraient-elles y participer … ? Puis,
une fois dans le Système, comment traiterait-on la part d’activité que des
entreprises multinationales pourraient avoir dans des pays qui n’auraient pas
adopté le Système ? Derrière ces questions techniques se cachent en fait des
choix politiques : des choix qui, faits judicieusement, rendront le
Système plus efficace, plus étendu, plus « citoyen »…