Les citoyens évalueront les
entreprises candidates en fonction de leur comportement général, et plus
particulièrement des actions citoyennes et humanitaires qu’elles auront réalisées.
Comment pourront-ils se faire leur propre opinion sur ces entreprises, sans
risquer d’être influencés par une information orientée ou incomplète ?
D’abord, il faut veiller à
ce que les entreprises candidates ne puissent pas compter sur leur seule
communication pour espérer faire la différence dans la compétition. Si elles
doivent garder toute liberté pour faire de la publicité sur leurs produits,
pour vanter leurs mérites « citoyens », en revanche, elles ne devront
être autorisées à communiquer que via un site internet, seul moyen de
communication de masse accessible à toute entreprise, quelle que soit sa
taille. Une Haute Autorité indépendante serait là pour vérifier la véracité des
informations diffusées sur les sites, et les dépenses citoyennes et
humanitaires mentionnées seraient préalablement validées par des commissaires
aux comptes, indépendants eux aussi.
Ensuite, il faut que les
médias susceptibles d’informer sur les entreprises du Système soient en mesure
de le faire en toute indépendance. Problème : de nombreux médias vivent
presque exclusivement des recettes publicitaires, dont certaines pourraient
très bien provenir d’entreprises du Système… Les médias auraient-ils intérêt à
débusquer des informations qui risqueraient d’être déplaisantes pour les
annonceurs qui les font vivre ? Or ce n’est pas là le seul problème que
pose la publicité…