Les statistiques internationales donnent une
image nuancée de l'état du monde et des effets du système économique
actuel.
Ce système est efficace pour ce qui
est de créer de la richesse. Mais il ne semble pas en mesure de réduire
rapidement de façon significative le nombre d’êtres humains vivant dans la
misère.
Sur les court et moyen termes, le progrès économique
qu'il induit ne procure pas de façon automatique d’avancées sur le plan des conditions de
vie et de travail, et il aurait plutôt tendance à engendrer de graves problèmes
environnementaux.
Les effets de la globalisation de l’économie sont
parfois désastreux pour certaines populations. Ils sont en revanche toujours
bénéfiques pour les firmes multinationales.
Pour renouveler leurs marchés, les entreprises créent
en permanence de nouveaux besoins pour les populations solvables, alors que les
besoins des populations insolvables restent en grande partie insatisfaits.
Les entreprises misent de plus en plus sur les
politiques pour défendre leurs intérêts. Les citoyens, de moins en moins.
Qu'on s'en félicite ou qu'on le déplore, l'histoire a prouvé que la concurrence et la recherche du
profit étaient – et de loin – les meilleurs des stimulants économiques.
Comment transformer le système actuel afin qu’il soit
désormais en mesure de répondre aux préoccupations de tous les citoyens
de la planète ? Et comment le rendre plus juste sans lui faire perdre de
son efficacité ?
Il y a peut-être une solution. Une solution qui
découlerait d’une idée toute simple : rendre les profits des entreprises
dépendants de la façon dont leurs comportements sont jugés par les citoyens.
Que ce soient les choix des citoyens – et non pas seulement ceux des
consommateurs – qui déterminent qui fera de gros bénéfices, et qui n’en fera
pas.